La Fondation Ethereum réorganise sa feuille de route : Glamsterdam prévue pour le second semestre 2026

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La Fondation Ethereum a ajusté son organisation interne et son calendrier de développement pour structurer ses travaux autour de trois axes prioritaires. Cette évolution repousse la mise à niveau Glamsterdam au second semestre 2026.

Le développement du protocole s’articule désormais autour de trois piliers : Scale, Improve UX et Harden the L1.

Une organisation structurée autour de trois axes

Cette réorganisation vise à mieux coordonner les équipes de recherche et de développement en réduisant les silos.

Scale
Les travaux portent sur l’augmentation de la capacité du réseau. Les équipes travaillant sur la couche d’exécution (Layer 1) et sur les blobs collaborent désormais plus étroitement. L’objectif est de faire progresser progressivement la limite de gas par bloc vers et au-delà de 100 millions.

Improve UX
Les efforts se concentrent sur la réduction de la fragmentation de l’écosystème : l’amélioration de l’interopérabilité entre Layer 2, notamment via l’Open Intents Framework, ainsi que l’avancée de l’abstraction de compte native (notamment via des propositions comme l’EIP-7701). L’objectif à long terme est de simplifier l’expérience des utilisateurs, qui n’auraient plus à gérer manuellement les interactions entre différentes chaînes ni les frais de transaction sur plusieurs réseaux.

Harden the L1
Ce pilier regroupe les travaux visant à renforcer la résilience et la sécurité à long terme du protocole. Il couvre notamment la résistance à la censure et la préparation à la cryptographie post-quantique.

Contenu prévu de la mise à niveau Glamsterdam

Glamsterdam, mise à jour prévue pour le second semestre 2026, intègre plusieurs évolutions techniques majeures. Deux d’entre elles sont particulièrement mises en avant par les développeurs :

1. L’ePBS (Enshrined Proposer-Builder Separation – EIP-7732)
Ce changement intègre directement dans le protocole la séparation entre les constructeurs de blocs (builders) et les validateurs (proposers). Actuellement, ce mécanisme repose largement sur MEV-Boost, une solution externe. L’EIP-7732 vise à réduire la dépendance aux relais tiers, à limiter certains risques de censure et à rendre le marché de la MEV plus transparent.

2. Les Block-Level Access Lists (EIP-7928)
Ethereum exécute actuellement les transactions de manière essentiellement séquentielle. L’EIP-7928 introduit des listes d’accès au niveau du bloc, qui indiquent à l’avance les parties de l’état utilisées par chaque transaction. Cette évolution constitue une étape vers une exécution plus parallèle des transactions, susceptible d’améliorer le débit tout en exploitant plus efficacement les capacités des processeurs modernes.

D’autres EIP sont également prévus dans cette mise à niveau (notamment des ajustements de coûts de gas liés à l’état et des améliorations du protocole P2P), mais les deux propositions ci-dessus constituent les principaux chantiers mis en avant.

La mise à niveau suivante : Hegota

En parallèle, les développeurs préparent déjà la mise à niveau Hegota, également ciblée pour le second semestre 2026. Ses fonctionnalités précises sont encore en discussion, mais les travaux portent notamment sur l’amélioration de l’efficacité du stockage des nœuds. L’introduction des Verkle Trees fait partie des pistes explorées pour réduire significativement les besoins en espace de stockage et faciliter l’exécution de nœuds complets sur du matériel grand public.


Sources